En juin 1997, la station spatiale russe Mir a connu un incident majeur lors d’un test manuel d’amarrage utilisant le système TORU. Ce système de téléopération devait permettre de piloter à distance un cargo Progress, mais le test a mal tourné, causant une collision critique.
Cause technique et stratégique du recours au système TORU
Le système TORU était conçu pour offrir un contrôle manuel du véhicule Progress lors de l’amarrage en orbite, en cas de défaillance du système automatique. Choisir un test manuel visait à vérifier cette capacité de téléopération, importante pour la sécurité et la flexibilité des opérations spatiales.
Déroulement de l’incident
- Le cargo Progress M-34 a été guidé à la main via TORU lors de son approche.
- Peu après, il a percuté le module Spektr de Mir, causant un trou et une dépressurisation partielle.
- L’équipage, notamment l’astronaute Mike Foale, a isolé le module en sectionnant manuellement les câbles électriques traversant l’écoutille afin d’arrêter la fuite d’air.
- Cette opération de colmatage a pris environ 11 minutes, abaissant la pression interne de 760 mmHg à environ 670 mmHg.
- La pression minimale de sécurité de la station était de 550 mmHg, laissant un délai d’environ 28 minutes pour stabiliser la situation.
Conséquences à long terme et leçons retenues
Cette collision a servi de leçon importante sur les risques inhérents aux manœuvres de docking manuel en orbite. Elle a renforcé la nécessité de procédures de sécurité rapides et précises, ainsi que de systèmes de sauvegarde efficaces pour isoler et protéger les modules en cas de défaillance. Les pratiques ultérieures ont intégré ces enseignements afin de limiter l’exposition des équipages à ce type de danger.
Pour approfondir les faits, vous pouvez consulter les sources détaillées ci-dessous.
